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Les Animaux Fantastiques : un film engagé politiquement ?

Les Animaux Fantastiques : un film engagé politiquement ?
La nouvelle aventure de la romancière nous replonge dans le monde des sorciers mais avec des thèmes clairement politiques cette fois-ci...

1- la tolérance vis à vis des étrangers

On pourrait en effet se poser la question lorsque l'on regarde de plus près le fil directeur du film autour de la construction d'un mur pour éloigner des choses effrayantes que les gens ne comprennent pas.

Les immigrants sont dans ce cas des animaux fantastiques qui se sont échappés de la valise enchanté du magizoologiste Norbert Dragonneau et qui sont en liberté dans les rues de New York, en l’an 1926. Les vrais stars du film sont ainsi les animaux, supposément laids, étranges et dangereux, mais qui sont en réalité de vrais modèles de créativité au service d’idées originales...

De plus, 2 communautés s'ignorent, mais un sentiment "anti-sorcier" s''installe. Le "racisme" fait la une des gazettes de sorciers, un groupuscule obscurantiste nommé "les Fidèles de Salem" gagne en influence, et les enfants chantent des comptines où les sorcières finissent pendues ou noyées. Sorciers et Non-Maj' ne peuvent être amis ou se marier, nous apprennent les personnages des "Animaux fantastiques". Alors quand J.K. Rowling place au cœur de son récit un Non-Maj' qui se lie d'amitié avec des sorciers, elle fait l'éloge du vivre-ensemble de façon très lisible.

Rowling a longtemps décrit des situations où des étrangers devaient faire face à l’intolérance, la ségrégation et la diabolisation.
Les xénophobes haineux que Norbert rencontre lorsque son bateau arrive aux Etats-Unis après avoir collecté des animaux dans le monde entier, risquent d’être familiers aux spectateurs de 2016.

On notera aussi le choix d'une actrice noire pour le personnage Séraphina Picquery, appelé "Madam President"  à la tête du Congrès magique des États-Unis d'Amérique. Ce choix fait aussi suite au choix d'une autre actrice noire pour le rôle d'Hermione dans la pièce de théâtre.


2- la tolérance vis à vis des homosexuels

L'autre combat qu'il est difficile de manquer dans "Les Animaux fantastiques" est l'importance d'être fidèle à sa véritable identité. Un fléau menace New York et il se produit lorsque des enfants sorciers essaient de refouler et de se débarrasser de leur magie... S'ils vivent dans le déni, ils meurent.

J.K. Rowling peut faire référence à bien des vérités qu'on pourrait vouloir dissimuler, mais en connaissant son soutien à la communauté LGBT, le spectateur pensera immédiatement au coming-out.

Dès 2007, J.K. Rowling a fait savoir que son personnage d'Albus Dumbledore était homosexuel. Et quand certains se sont étonnés et énervés, la romancière a tout simplement répondu: "Pour moi, il n'est pas nouveau qu'un homme courageux et brillant puisse aimer un autre homme. C'est mon personnage. Il est ce qu'il est, et j'ai le droit de dire ce que je veux sur lui." On sait d'ailleurs que la sexualité de Dumbledore sera abordée dans les prochains films des "Animaux fantastiques".

Voir l'image sur Twitter

"Si Harry Potter nous a appris quelque chose, c'est que personne ne devrait vivre dans un placard", peut-on lire sur l'image partagée par la Britannique de 51 ans.




source : Peter Travers pour Rolling Stone &  Lauren Provost Huffington post

Rédigé le  28 nov. 2016 9:07  -  Lien permanent

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